Master of Puppets

École supérieure de torture formant les prochains maîtres dans cet art. Petite société sanglante. Monde aux milles lames, aux milles drames, aux milles larmes. Galerie des horreurs, royaume des fous. Bienvenue.
 
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 Bain de minuit en après-midi

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Alcuin Seho

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MessageSujet: Bain de minuit en après-midi   Dim 14 Fév - 21:24

Plic Ploc. Les gouttes d’eau frappaient de manière incessante et insolente les dalles jaunâtres. Plus loin, des pas résonnaient de manière inconsciente dans les couloirs. Il marchait d’un pas léger, lent, parfois traînant, d’un pas qu’on pourrait sans problème assimiler à celui d’un enfant. Il était vêtu d’un pantalon de cuir noir, d’une paire de tongs et d’une simple écharpe à froufrous rouges. Sur sa crinière blonde, une paire de lunettes ornées d’animaux trônait royalement. Un sourire naïf barrait son visage. L’innocence bordait, dévorait son aura. Quiconque serait passé à côté de lui sans le connaître aurait pensé qu’il n’était certainement pas dans la bonne école. Un enfant qui s’amuse à se déguiser ne peut pas être cruel… Pourtant, en y regardant mieux, il n’aurait pas été difficile de voir que ses muscles, sa barbe fraîchement rasée, sa pomme d’Adam développée appartiennent tous à un adolescent d’au moins seize ans. A dire vrai, le jeune garçon vivait depuis déjà bien dix-sept années de folie, et sa place dans cette demeure était parfaitement justifiable.

Plic Ploc. Déambule. Il avançait et approchait lentement de la salle d’où émanait cet étrange bruit. Visitant de manière totalement aléatoire son nouveau lieu de vie, suivant les conseils de la Punisseuse, il errait. Plus il s’approchait de la pièce, plus le bruit s’amplifiait. Il l’entendait distinctement. Il savourait ce son. Il lui rappelait celui du sang encore chaud d’une jeune demoiselle à qui il avait croqué l’artère aorte dans le cou, alors qu’elle tentait de se débattre. Le sang avait coulé rapidement. Elle avait eu de moins en moins de réflexes. Son corps se calmait et le fluide vital avait coulé le long de son corps dénudé. Entre ses seins… Sur ses bras donc les poignets étaient fermement attachés à une chaise. Le long de ses coudes, le liquide avait respecté les lois de la physique et plongé en direction du sol dans un frénétique et irritant son qui faisait…

Plic Ploc. Alcuin arriva enfin dans la pièce. Une sorte de lumière bleutée, reflet de l’eau, illuminait magiquement l’endroit. Il en riait de bonheur – ou peut-être était-ce le souvenir de la jeune femme ? Il fit le tour du bassin, cherchant la source du son désagréable. Le coupable était un tuyau jaune qui devait servir à nettoyer les dalles et dont le mitigeur avait été mal tourné. L’adolescent bloqua d’un coup sec l’arrivée d’eau et commença à taire son rire…
Il réfléchissait. Il s’assit en face de la piscine et se dit deux choses. La première était qu’il avait envie de fumer. La seconde qu’il avait envie de se baigner. L’inconvénient était qu’il n’avait ni cigarette, ni serviette. Le second embêtement étant mineur, il décida qu’il n’avait qu’à se baigner et attendre qu’une cigarette lui tombe dans le bec, tout allumée…

Les vêtements tombèrent au sol dans un bruit sec. Froufrous, cuir et caleçon. Il n’y avait personne, et dans le cas contraire, il aurait fait de même. Il se sépara de ses tongs et plongea tout droit dans la piscine pour le moins glacial. Le froid pénétra chacun de ses pores. Il sentit sa peau se serrer, se raffermir. Il explosa d’un rire guttural et s’assura de la présence de ses lunettes devant ses yeux. Elles étaient présentes. Alors il se mit à nager, nager, et ne semblait plus vouloir s’arrêter. Ainsi, toutes ses pensées pouvaient voguer, il pouvait imaginer maintes et maintes atrocités à infliger à différentes personnes. Il le savait déjà, il se plairait ici…
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Adam Williams
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MessageSujet: Re: Bain de minuit en après-midi   Dim 14 Fév - 23:44

Pourquoi la piscine ? Je m’ennuyais, il me fallait des nouvelles rencontres, j’avais besoin de ma dose d’histoire originale, de personnalités un minimum intéressantes. Si j’avais su que j’allais rencontré une des personnes les plus originales de cet internat, j’aurais sûrement… Continué pour la rencontrer. En voilà un raisonnement inutile, le genre de raisonnement que je tenais lorsque je m’étais déjà fumé trois spliff et que je n’avais pas mangé à midi. Je roulais d’ailleur mon quatrième de la journée en avançant vers la piscine. Pourquoi la piscine ? Aucun intérêt, j’aurais pu faire des nouvelles rencontres n’importe où mais j’avais choisi la piscine. Je fus donc déçu de la voie vide… Non, une personne était là, une tête inconnue. Tête blonde portant une paire de lunette des plus originales. Il riait et se mit entièrement nu avant d’entrer dans l’eau. Pourquoi riait-il ? Je n’en avais aucune idée, il y’avait vraiment des cas dans cette Académie. Allumant mon joint je m’approchais. J’observais toute la scène à travers une paire de way ferrer solaires qui cachait mes yeux rouges. Me déshabillant mais gardant mon caleçon je dévoilais mon torse fin et pourtant bien musclé, je mettais les jambes dans l’eau, continuant à fumer en observant le jeune homme. En tant qu’inconnu à mes yeux, il devait être un numéro. Il allait donc me saluer dès qu’il me verrait, à priori. Je tirais une nouvelle latte, gardait la fumée en bouche, savourait la saveur de la délicieuse skunk qui poussait dans ma chambre.

« Hep ! »

Interpellais-je le jeune homme. Comment allait-il me réagir, allait il me saluer comme le stipulait clairement le règlement. Et que ferais-je dans le cas contraire, trop de questions, je tirais une nouvelle late avant de tendre le joint dans sa direction maintenant que je m’étais fait remarquer. Je faisais toujours ça, masque social, fausse générosité qui n’était que prétention, être gentil avec les nouveaux confortait mon sentiment de supériorité.
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Alcuin Seho

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MessageSujet: Re: Bain de minuit en après-midi   Lun 15 Fév - 0:20

Evadé. L’eau enveloppait le corps, comme le placenta l’avait fait il y avait bien longtemps. C’était agréable. Les yeux fermé, l’adolescent ne voyait rien. Pas le garçon qui était rentré, qui s’était dévêtu, son tube de nicotine et d’herbes grillant et libérant une odeur de nature dans toute la pièce. Il n’y avait en réalité que l’eau, le silence, l’inodore. Un monde parallèle, à part, envoûtant, enivrant. Et ce sourire qui cramait encore et toujours le visage si innocent du gamin. Il flottait, ne bougeant pas vraiment, comme un poisson crevé à la surface d’une eau souillée de ses déjections et de sa nourriture.

Puis il y eu l’appel, l’interjection. Comme celui d’un homme qui se sent bien supérieur et ne voit pas l’utilité de la politesse. Alors petit poisson se réveilla, se mit dans une position où il pouvait agir et fixa d’un œil entendu son interlocuteur. Il tendait son joint dans la direction du garçon. Etait-ce un envoyé pour répondre aux désirs du nageur ou un simple hasard ? Les coïncidences, fruits trop mûrs d’un destin pâteux et sans goût, Alcuin n’y croyait pas beaucoup, mais à dire vrai, il s’en fichait totalement.

Son corps nu flotta tranquillement jusqu’au nouveau venu dont il n’avait strictement rien détaillé. Un sourire insoluble brûlait encore son visage. Il s’approchait de plus en plus, et à chaque fois, ses dents se dévoilaient progressivement pour laisser siffler un petit rire strident. Il n’avait toujours pas parlé, quelques secondes à peine s’étaient écoulées et il était déjà proche de l’autre. Le poisson s’agrippa au rebord, attrapa le joint et tira une profonde latte aromatisée à la nature. Son rire se répercuta une nouvelle fois en écho contre les murs. Il hissa son corps sur les dalles, se redressa et fit face à son envoyé. Il était légèrement plus grand que lui. Alors le poisson revenu sur la berge se dressa sur la pointe des pieds et déposa un baiser sur sa joue. Sa voix douce susurra quelques mots :


« Bonjour, et merci, divin envoyé. »

Et là, un rire explosa de sa gorge. Il n’était pas irrespectueux, juste incroyablement inutile et incompréhensible. Mais Alcuin ne s’était jamais sentit aussi bien que depuis qu’il était arrivé dans cette école. La piscine l’avait reposé, et la présence d’un individu, quelque soit sa position dans la hiérarchie, le rendait guilleret. Le garçon tira une nouvelle fois sur le joint, le rendit à son fondateur, et plongea de nouveau dans le grand bain. Poisson crevé retourné à la vie, retourné à l’eau, retourné dans sa folie étrange qui puisait son origine dans l’origine même du sang.
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Adam Williams
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MessageSujet: Re: Bain de minuit en après-midi   Lun 15 Fév - 0:51

Etait il l’homme le moins ou le plus humain de ceux que j’avaient rencontré ? Je n’aurais su le dire. Il semblait rire de tout, il semblait avoir une personnalité de gamin, que faisait-il ici ? Il n’y était sûrement pas pour rien, ce genre de psychopathe était des plus dangereux et bien que numéro c’était le genre d’énergumène que je ne provoquais pas avant de l’avoir vu se battre. Il était irrespectueux, quelle était cette manière de m’embrasser sur la joue, comme si c’était un geste naturel, je fronçais les sourcils un instant. Pour qui se prenait il, pour toucher un être tel que moi sans mon autorisation, supérieur à tout ce qu’il pouvait imaginer, d’une voix dédaigneuse je lançais.

« Tu devrais faire attention à ne pas embrasser ainsi tous les gens que tu croise. On pourrait mal le prendre et c’est pas vraiment le genre d’initiative que j’apprécie de la part d’un bleu. Je suis Adam Williams, une faux et je vais te pardonner parce que je trouve que l’adjectif divin est particulièrement bien choisi. »

En effet il avait flatté mon orgueil, et divin était un adjectif que même moi, narcissique je n’avais jamais employé pour me qualifier, ce gamin me plaisait bien. Et consommer de mon herbe était un bon moyen de rentrer dans mes faveurs.

« Je la cultive moi même. Tu la trouve comment ? »

Je n’avais pas besoin d’attendre sa réponse pour savoir que ma beuh était bonne, j’avais appris à la cultiver parfaitement avec mon ancien camarade et les dernières graines que m’avaient ramené Mary Jane était particulièrement appréciable. En récupérant le cône, je tirais encore, deux trois lattes et laissais la fumée s’échapper en fontaine de ma bouche, puis rentrait dans l’eau sans l’éteindre, lui tendant à nouveau. Les effets s’accumulaient dans mon esprit avec ce quatrième.

« Et tu es ? »


Dernière édition par Adam Williams le Lun 15 Fév - 18:50, édité 1 fois
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Alcuin Seho

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MessageSujet: Re: Bain de minuit en après-midi   Lun 15 Fév - 1:13

Comment ne pas rire d’un tel comportement ? D’une telle assurance ? Il pensait que son pardon importait ou n’était-ce qu’une manière de lui faire savoir qu’il ne ferait pas en sorte qu’il ait des problèmes ? Ce qui se faisait ou ne se faisait pas n’entrait pas dans les normes de l’adolescent. Il avait toujours agi comme il l’avait souhaité pour la simple et bonne raison que tout ce qu’on lui avait demandé depuis sa naissance était de tendre une joue ou les fesses. Alors si les autres croyaient qu’il manquait de respect, c’était juste une preuve de l’herméticité de leur esprit et de leur vision. Alcuin n’était pas irrespectueux, il ne savait presque pas ce que ça voulait dire en plus. Il était juste poli ou impoli. Mais bien souvent, il préférait la politesse. C’était un acte parfaitement pur et simple qui lui permettait de dire ce qu’il avait à dire d’une manière bien enrobée. Comme le tube de dentifrice qu’on offre à celui dont l’haleine est particulièrement prononcée. Alors il rit…

Cet Adam, il l’appelait « bleu », il lui posait des questions dont il n’attendait pas même la réponse. Il était amusant, divertissant, et à bien y regarder, agréable de corps. Peut-être un peu coincé et imbu de lui-même. Il devait être le genre de personnes qui attachent bien trop d’importance à ce qui n’en a pas. Mais il faisait rire Alcuin, gentiment. C’était pour cela que celui-ci restait dans la piscine, nu, malgré la présence d’une tierce personne. C’était aussi pour cela que son sourire et son rire fluet restaient extrêmement présents dans la salle. A quoi bon se cacher derrière un masque alors qu’il pouvait parfaitement être bien dans sa peau ?

Ses doigts attrapèrent délicatement le joint. Il tira une bouffée et laissa la fumée envahir ses poumons. Quand il la recracha, l’écran blanc qui se forma devant lui, lui donna l’impression d’avoir le cerveau brouillé. C’était agréable. Une seconde latte avant de formuler une réponse dans sa tête. Réponse qui fut retransmise quasiment instantanément par ses lèvres dont la barrière s’écoulait :


« Je la trouve enivrante… »

Un nouveau silence se fit. Même le rire d’Alcuin avait disparu pour lui laisser le plaisir de savourer allégrement la drogue naturelle. La quiétude qui s’était installée semblait presque malsaine. Il y avait une sorte de vide maintenant que le rire n’était plus. Mais bientôt, cette paix troublante se brisa pour laisser place à une nouvelle réplique :

« Ils m’appellent Alcuin. Alcuin Seho en fait… »

Un nouveau rire grinçant et venu du fond de sa gorge perça l’atmosphère. Il tendait de nouveau le tube se consumant à son propriétaire. Il ne dit pas qu’il pensait que les gens gênés par son comportement ne comprenaient rien à rien. Il ne s’excusa pas de ce qu’il ne concevait en rien comme une insulte. Il se contenta de rire, de fixer le garçon d’une manière qui était sienne et d’apprécier la dopamine qui se libérait dans son cerveau. Il se sentait bien.
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MessageSujet: Re: Bain de minuit en après-midi   Lun 15 Fév - 23:21

Le cerveau embrumé par la fumée j'observais le manège du jeune homme, tentait de l'analyser. Lentes volutes vertes ralentissant les rouages de mon esprit, il m'effraya un instant, avec son rire. Je savais très bien d'où venait cette frayeur, je ne le comprenais pas, je ne le cernais pas. Après un an ici j'avais appris à tout cerner, je m'attendais à tout, chaque seconde était une analyse complète de manière à ne jamais me laisser surprendre. Et lui il me surprenait, je détestais ça.
Alcuin, il portait un nom bien étrange, un joli prénom mais très peu habituel, il devait avoir eu des parents un peu tarés, comme la plupart des gens ici d'ailleurs.
Mais quelqu'un avait il pu avoir des parents aussi fous que les miens. Mes géniteurs que je ne connaissais pas, je ne me souvenais plus de ma mère, m'avait conçu dans un asile ou j'avais passé une bonne partie de mon enfance avant d'arriver chez des gens pas vraiment moins fous. Cette double origine mon nom venait toujours me le rappeler, un Adam qui m'intriguait, me plaisait, un Williams que je haïssais, le nom de cet homme, ma troisième victime, les deux premières ayant juste servi à augmenter la souffrance de celui là.
Je récupérais le joint et en tirais trois nouvelles lattes d'affilées, les gardant en bouche pour apprécier la saveur. Enivrante ? Oui c'était un bon terme, le monde autour de moi était plus flou, plus abstrait et plus beau, j'adorais cette sensation mais il était rare que je me laisse autant aller. C'était le genre d'endroit ou la défonce était un gros risque. Pour la dernière fois vu ce qu'il en restait, je tendais le cône vers lui.

"Alors t'es nouveau ? Discutons un peu, tu me trouves dans un état assez inhabituel et j'ai bien envie de parler. D'où viens tu? Et qu'est ce que tu fous ici ?"

En général je ne m'intéressais pas aux gens mais j'étais parti dans l'optique de faire des rencontres, la weed adoucissait mon caractère et je semblais sûrement bien plus humain étant fly que d'habitude.

"Le sang j'imagine, comme tout le monde ici, tu dois aimer le sang, c'est ce qui fait toute la poésie de l'endroit."

Allait il comprendre mon langage ? Toute cette histoire de poésie, je savais bien que ça n'appartenait qu'à moi, c'était mon monde ça. Je voyais la beauté dans la mort, je voyais la beauté dans la douleur et la torture, je créais des poèmes à partir de l'horreur. La poésie décadente, c'était le concept que j'avais appris de ma mère adoptive. Le concept que j'avais poussé à l'extrême en écrivant mon premier poème sur le mari de cette mère adoptive. Toutes ces morts qui avaient marqué ma jeunesse, elle avait fais de moi ce que j'étais aujourd'hui. Un être hors du commun, écrivain sanglant, magnifique et puissant.
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Alcuin Seho

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MessageSujet: Re: Bain de minuit en après-midi   Mer 17 Fév - 11:15

La fumée envahit les poumons. Elle s'installe, pénètre, projette ses éclats et ses propriétés partout dans le corps. Il n'y a qu'elle, grande prêtresse dans cet océan d'organes. Puis elle ressort, éjectée, mise au rebut après avoir été tant désirée. Que désirait faire e premier homme qui a fumé du tabac ? De la marijuana ? Etrange question sans intérêt puisque désormais, ceux qui s'y essayaient savaient parfaitement ce qu'ils cherchaient. Alors la fumée rentra une dernière fois dans le corps du blondinet, et ressortit, chassée à jamais. Le mégot fut écrasé contre le sol sec, froid et dur, et jeté non loin. Le blondinet savoura les quelques effluves de parfum qui trainaient dans sa bouche et apprécia l'appaisement qui régnait dans sa tête, son corps. Puis les mots de l'autre lui parvinrent.
Etrange combinaison de questions et d'affirmations, Adam parlait mais ne semblait pas trop savoir ce qu'il disait. Désirait-il une vraie réponse ou une réponse conforme à ce qu'il attendait, à ce qu'il se faisait de l'idée de qui était réellement Alcuin. Cela eût été dur à dire. Mais à quoi bon mentir ? Le blondinet décida de prendre les questions comme de pures questions de connaissances et fut donc contraint d'y rire en les entendant. Il lui demandait clairement ce qui faisait qu'il avait sa place ici. Ce qui lui plaisait dans cet univers de torture, de décadence et de délicieuse douleur. Alors, plus l'enfant cherchait ses raisons, plus le rire le prenait. Tant et si bien qu'il commença à partir dans un fou rire démentiel, probablement bien aidé par la désinhibition provoquée par le joint.
Quand enfin il reprit son calme, il mira Adam dans les yeux. Son sourire dévoilait chacune de ses dents, lui donnant l'air d'un psychopathe meurtrier vraiment peu fréquentable. Son rire appaisé, il souffla d'une voix tendre, mielleuse, et incroyablement passionnée :


"Le sang, ce n'est qu'un détail. La véritable chose qui m'a attiré ici, c'est la torture. C'est une telle beauté, le plus bel art sur terre. C'est à la foix visuel et audio, il y a l'odorat et le toucher, et bien sûr, il y a le goût. Quand j'ai commencé, chez moi, je bâillonnais mes proies. Mais le charme en était coupé. Si je suis venu ici, c'est pour parfaire mon art. Je veux créer quelque chose d'à la fois bon, mélodique, délicat à toucher, délicieusement agréable à sentir et d'une beauté à couper le souffle. Car il n'y a rien de plus excitant que de torturer quelqu'un, de le voir se débattre et de rentrer parfaitement dans le moule de mes désirs."

Ses pupilles s'étaient dilatées. Il avait revu plusieurs de ses victimes en parlant. Dans les premières, il y avait un jeune adolescent. Les tripes à l'air, encore vivant, il était d'une beauté à couper le souffle. Ou cette jeune femme où son cou avait imité une fontaine de vin. Oui, la torture était bel et bien l'art le plus noble, le plus spectaculaire, et le plus ennivrant. A quo bon se voiler la face, il faisait ça parce qu'il trouvait que c'était beau, et extraordinairement plaisant. Que pouvait-il y avoir sur terre de plus intéressant que de torturer quelqu'un, de lui arracher des aveux, des excuses, alros qu'il n'avait rien fait, rien à se reprocher ? Qu'y avait-il de plus beau qu'un homme, qu'une femme, torturé ? Rien. Alors Alcuin rit, il avait raison, et il aimait ce qu'il faisait. Il venait de loin, il se souvenait de son douloureux passé, et était sûr de lui : la torture n'était que l'élongation de son propre passé. Merci papa.
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